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	<title>Portail sur le d&#233;veloppement du Burkina Faso</title>
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	<description>Portail sur le d&#233;veloppement du Burkina Faso, Promouvoir les innovations pour un meilleur d&#233;veloppement</description>
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		<title>Portail sur le d&#233;veloppement du Burkina Faso</title>
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		<title>Fran&#231;ois 1er, cr&#233;ateur de mode ethnique contemporaine</title>
		<link>http://faso-dev.net/Francois-1er-createur-de-mode.html</link>
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		<dc:date>2010-08-07T19:09:32Z</dc:date>
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		<dc:creator>Coordination Faso-dev</dc:creator>



		<description>Fran&#231;ois 1er de son vrai nom Fran&#231;ois Yam&#233;ogo est styliste-mod&#233;liste dans l'&#226;me. Nanti d'une bonne dose d'exp&#233;riences dans le maniement du tissu, son charme est surtout remarquable dans le fa&#231;onnage et la coupe &#224; l'europ&#233;enne de ses mod&#232;les de v&#234;tements (hommes-femmes) dans le Faso danfani. Celui-l&#224; m&#234;me qui se fait ambassadeur du Faso danfani hors de nos fronti&#232;res (il r&#233;side &#224; Paris depuis plus de trente ans) est revenu boire l'inspiration &#224; la source conform&#233;ment &#224; sa devise, &#171; Fran&#231;ois 1er, cr&#233;ateur de (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er de son vrai nom Fran&#231;ois Yam&#233;ogo est styliste-mod&#233;liste dans l'&#226;me. Nanti d'une bonne dose d'exp&#233;riences dans le maniement du tissu, son charme est surtout remarquable dans le fa&#231;onnage et la coupe &#224; l'europ&#233;enne de ses mod&#232;les de v&#234;tements (hommes-femmes) dans le Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celui-l&#224; m&#234;me qui se fait ambassadeur du Faso danfani hors de nos fronti&#232;res (il r&#233;side &#224; Paris depuis plus de trente ans) est revenu boire l'inspiration &#224; la source conform&#233;ment &#224; sa devise, &#171; Fran&#231;ois 1er, cr&#233;ateur de mode ethnique contemporaine &#187;. Rencontre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Est-ce les vacances dans votre cher pays le Burkina Faso ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Non ! Je suis venu au Burkina, d'abord pour voir mon personnel et puis voir l'organisation et l'appuyer dans tout ce qui se passe. D'autre part, je suis en train de pr&#233;parer un &#233;v&#233;nement de mode pour le mois &#224; venir. Il sera, ne vous en doutez pas, diff&#233;rent des autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit d'un d&#233;fil&#233; de mode qui sera orient&#233; vers l'industrie de la mode, le pr&#234;t-&#224;-porter de fa&#231;on &#224; montrer un peu le savoir faire burkinab&#232;, montrer qu'on a des techniciens dans la mode et qu'on peut faire des produits exportables. Nous avons de la comp&#233;tence non pas pour changer les choses qui existaient avant mais plut&#244;t pour influencer la mode, lui donner &#233;galement une empreinte burkinab&#232; avec tous ses acteurs qui la composent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Quelle sera la particularit&#233; de cet &#233;v&#233;nement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : La particularit&#233; de cet &#233;v&#233;nement est que dans ce d&#233;fil&#233;, il y aura le &#171; glamour ; mais l'accent sera mis sur la mode exportable et vendable, les produits finis r&#233;alis&#233;s en Faso danfani c'est-&#224;-dire les mati&#232;res premi&#232;res du terroir. C'est un d&#233;fil&#233; au cours duquel je veux que les gens aient un autre regard de la mode.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce d&#233;fil&#233; va nous faire comprendre que la mode est aussi porteuse d'espoir et que c'est un secteur tr&#232;s &#233;conomique. Le Faso danfani est une mati&#232;re &#224; laquelle je crois et pr&#233;f&#232;re. Je l'ai test&#233; en France et il s'adapte facilement au pr&#234;t-&#224;-porter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#233;galement une mati&#232;re qui permet de d&#233;velopper l'imagination cr&#233;atrice des couturiers. Il faut que les couturiers s'y mettent. J'ai une d&#233;marche de cr&#233;ation qui s'av&#232;re particuli&#232;re dans le Faso danfani surtout avec le pr&#234;t-&#224;-porter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Justement, la tendance de vos cr&#233;ations est le pr&#234;t-&#224;-porter &#224; l'Occidental ; est-ce parce que vous vivez &#224; Paris ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Non pas forc&#233;ment ! Il y a un constat simple, lorsque vous observez les coupes de ceux qui font des v&#234;tements ou de ceux qui font les pagnes, vous aurez tendance &#224; faire la m&#234;me observation &#224; ces couturiers. C'est le simple fait que la coupe est occidentale, la coupe n'est pas africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pagnes pr&#233;sentent beaucoup de couleurs et de motifs. C'est plut&#244;t les Occidentaux qui utilisent nos motifs pour faire les pagnes et nous les revendre sous forme d'une nouvelle colonisation. Je peux dessiner un ensemble pagne (la jupe longue, le corsage ou le haut) avec une coupe europ&#233;enne mais la diff&#233;rence est que j'utilise des mati&#232;res premi&#232;res africaines notamment le Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on regarde ma mode, je fais des coupes un peu sobres. Je rentre dans le c&#244;t&#233; universel parce que je veux que ma mode soit aim&#233;e dans le mode entier. Je ne suis pas dans une mode appartenant &#224; une communaut&#233; donn&#233;e mais plut&#244;t une mode universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Selon vous, pourquoi le Faso danfani a pris du temps &#224; &#234;tre valoris&#233; par les consommateurs et les stylistes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Personnellement, quand j'&#233;tais gamin, pour aller &#224; l'&#233;cole, mon p&#232;re achetait un pagne Faso danfani pour mon boubou. Cela veut dire quand-m&#234;me que ce tissu a une histoire. La diff&#233;rence avec le contexte d'aujourd'hui, revient &#224; une probl&#233;matique : comment faire pour que cette mati&#232;re sur le plan &#233;conomique soit adapt&#233;e au monde et qu'on puisse l'exploiter de fa&#231;on efficace, comment cr&#233;er une industrie du Faso danfani ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une autre paire de manche ; le Faso danfani n'a pas pris du temps pour &#234;tre mis en valeur ; il a seulement pris son chemin et chacun vient et y met son grain de sel. Moi je fais ce que je peux ; apr&#232;s moi il y aura d'autres personnes qui feront d'autres choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus important c'est qu'il y ait une continuit&#233; dans l'&#339;uvre de promotion de cette mati&#232;re premi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Au regard de l'engouement actuel pour le Faso danfani, est-ce son bon moment ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Je crois que oui. C'est le bon moment pour le Faso danfani car le Burkina Faso est un pays qui a actuellement la cote sur le plan international. Son pr&#233;sident est tr&#232;s &#233;cout&#233; sur le plan international et on est bien vu. C'est le moment qu'on s'y mette pour d&#233;velopper aussi le domaine de la mode &#224; travers notre Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : De plus en plus dans vos interventions, vous parlez beaucoup d'&#233;conomie de la mode ; &#224; quoi vous r&#233;f&#233;rez-vous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Quand on dit &#233;conomie de la mode, vous faites r&#233;f&#233;rence &#224; un processus : coudre, exporter et vendre. Aujourd'hui, il ne sert &#224; rien de rester confiner dans son atelier &#224; fabriquer pour les jeunes de son quartier ou de sa ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut savoir saisir sinon cr&#233;er soi-m&#234;me les opportunit&#233;s. Nous avons la mati&#232;re premi&#232;re sur place. Ce qu'il reste, c'est la force de vente et pour cela, il faut cr&#233;er des r&#233;seautages, oser des initiatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Fran&#231;ois 1er et la mode ethnique contemporaine, qu'est-ce qui explique ce parfait amour ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : La mode ethnique contemporaine renvoie &#224; une culture. Je veux une mode dans laquelle je ne renie pas mon pass&#233; mais dans laquelle je conjugue le pr&#233;sent et le pass&#233; par aller vers le futur. Je ne voudrais pas pour la jeune g&#233;n&#233;ration et celle &#224; venir des v&#234;tements typiquement europ&#233;ens mais au moins des v&#234;tements ayant une touche africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut que l'Afrique soit associ&#233;e dans la d&#233;marche de cr&#233;ation de nous stylistes-mod&#233;listes. Quand je dis ethnique contemporain c'est tout simplement que si le tissu est africain, la coupe peut alors &#234;tre europ&#233;enne, les couleurs peuvent aussi &#234;tre adapt&#233;es &#224; l'Europe. Cela devient un m&#233;lange, c'est-&#224;-dire universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : A l'heure de la c&#233;l&#233;bration des 50 ans d'ind&#233;pendance, est-ce que l'h&#233;ritage du Faso danfani est ce que nous avons de plus cher ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Il y a eu beaucoup d'h&#233;ritage quand on regarde le Burkina aujourd'hui et le Burkina il y a 15 &#224; 20 ans. Moi qui vis actuellement &#224; Paris, je sais qu'on ne parlait pas du Burkina Faso. Aujourd'hui, on sait que le Burkina Faso existe dans le monde. Le Faso danfani a surv&#233;cu et &#233;volue comme bien d'autres domaines au Burkina Faso.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Selon vous, la mode au 21e si&#232;cle, c'est quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Dans le 21e si&#232;cle, la mode doit avoir sa place dans la mondialisation. C'est &#224; tous les cr&#233;ateurs de s'y mettre, de prendre les produits du terroir, de les valoriser et de cr&#233;er des mod&#232;les adapt&#233;s au monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;flexion sur la mode aussi doit &#234;tre universelle et c'est aux stylistes de se distinguer avec ce qu'ils ont comme plus-value, ici, le Faso danfani. Beaucoup de jeunes qui s'aventurent dans le domaine ont fait des &#233;tudes et poss&#232;dent des dipl&#244;mes. Moi j'ai pass&#233; du temps dans l'apprentissage. Aujourd'hui, il est facile pour eux d'avoir des r&#233;f&#233;rences car la mode est partout : &#224; la rue, &#224; la t&#233;l&#233;vision, sur Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Merci !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : C'est moi qui vous dois le merci. Je tiens &#224; vous dire que je porte mon regard aujourd'hui sur tous ceux qui vivent une situation de sinistre o&#249; qui sont dans les situations difficiles au Burkina suite aux inondations caus&#233;es par ces pluies torrentielles de ces derniers jours. Je prie Dieu pour eux, c'est dommage mais ils s'en sortiront.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Ismael BICABA&lt;/p&gt; &lt;p&gt;elbicab @ gmail.com
Fran&#231;ois 1er de son vrai nom Fran&#231;ois Yam&#233;ogo est styliste-mod&#233;liste dans l'&#226;me. Nanti d'une bonne dose d'exp&#233;riences dans le maniement du tissu, son charme est surtout remarquable dans le fa&#231;onnage et la coupe &#224; l'europ&#233;enne de ses mod&#232;les de v&#234;tements (hommes-femmes) dans le Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celui-l&#224; m&#234;me qui se fait ambassadeur du Faso danfani hors de nos fronti&#232;res (il r&#233;side &#224; Paris depuis plus de trente ans) est revenu boire l'inspiration &#224; la source conform&#233;ment &#224; sa devise, &#171; Fran&#231;ois 1er, cr&#233;ateur de mode ethnique contemporaine &#187;. Rencontre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Est-ce les vacances dans votre cher pays le Burkina Faso ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Non ! Je suis venu au Burkina, d'abord pour voir mon personnel et puis voir l'organisation et l'appuyer dans tout ce qui se passe. D'autre part, je suis en train de pr&#233;parer un &#233;v&#233;nement de mode pour le mois &#224; venir. Il sera, ne vous en doutez pas, diff&#233;rent des autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit d'un d&#233;fil&#233; de mode qui sera orient&#233; vers l'industrie de la mode, le pr&#234;t-&#224;-porter de fa&#231;on &#224; montrer un peu le savoir faire burkinab&#232;, montrer qu'on a des techniciens dans la mode et qu'on peut faire des produits exportables. Nous avons de la comp&#233;tence non pas pour changer les choses qui existaient avant mais plut&#244;t pour influencer la mode, lui donner &#233;galement une empreinte burkinab&#232; avec tous ses acteurs qui la composent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Quelle sera la particularit&#233; de cet &#233;v&#233;nement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : La particularit&#233; de cet &#233;v&#233;nement est que dans ce d&#233;fil&#233;, il y aura le &#171; glamour ; mais l'accent sera mis sur la mode exportable et vendable, les produits finis r&#233;alis&#233;s en Faso danfani c'est-&#224;-dire les mati&#232;res premi&#232;res du terroir. C'est un d&#233;fil&#233; au cours duquel je veux que les gens aient un autre regard de la mode.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce d&#233;fil&#233; va nous faire comprendre que la mode est aussi porteuse d'espoir et que c'est un secteur tr&#232;s &#233;conomique. Le Faso danfani est une mati&#232;re &#224; laquelle je crois et pr&#233;f&#232;re. Je l'ai test&#233; en France et il s'adapte facilement au pr&#234;t-&#224;-porter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#233;galement une mati&#232;re qui permet de d&#233;velopper l'imagination cr&#233;atrice des couturiers. Il faut que les couturiers s'y mettent. J'ai une d&#233;marche de cr&#233;ation qui s'av&#232;re particuli&#232;re dans le Faso danfani surtout avec le pr&#234;t-&#224;-porter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Justement, la tendance de vos cr&#233;ations est le pr&#234;t-&#224;-porter &#224; l'Occidental ; est-ce parce que vous vivez &#224; Paris ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Non pas forc&#233;ment ! Il y a un constat simple, lorsque vous observez les coupes de ceux qui font des v&#234;tements ou de ceux qui font les pagnes, vous aurez tendance &#224; faire la m&#234;me observation &#224; ces couturiers. C'est le simple fait que la coupe est occidentale, la coupe n'est pas africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pagnes pr&#233;sentent beaucoup de couleurs et de motifs. C'est plut&#244;t les Occidentaux qui utilisent nos motifs pour faire les pagnes et nous les revendre sous forme d'une nouvelle colonisation. Je peux dessiner un ensemble pagne (la jupe longue, le corsage ou le haut) avec une coupe europ&#233;enne mais la diff&#233;rence est que j'utilise des mati&#232;res premi&#232;res africaines notamment le Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on regarde ma mode, je fais des coupes un peu sobres. Je rentre dans le c&#244;t&#233; universel parce que je veux que ma mode soit aim&#233;e dans le mode entier. Je ne suis pas dans une mode appartenant &#224; une communaut&#233; donn&#233;e mais plut&#244;t une mode universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Selon vous, pourquoi le Faso danfani a pris du temps &#224; &#234;tre valoris&#233; par les consommateurs et les stylistes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Personnellement, quand j'&#233;tais gamin, pour aller &#224; l'&#233;cole, mon p&#232;re achetait un pagne Faso danfani pour mon boubou. Cela veut dire quand-m&#234;me que ce tissu a une histoire. La diff&#233;rence avec le contexte d'aujourd'hui, revient &#224; une probl&#233;matique : comment faire pour que cette mati&#232;re sur le plan &#233;conomique soit adapt&#233;e au monde et qu'on puisse l'exploiter de fa&#231;on efficace, comment cr&#233;er une industrie du Faso danfani ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une autre paire de manche ; le Faso danfani n'a pas pris du temps pour &#234;tre mis en valeur ; il a seulement pris son chemin et chacun vient et y met son grain de sel. Moi je fais ce que je peux ; apr&#232;s moi il y aura d'autres personnes qui feront d'autres choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus important c'est qu'il y ait une continuit&#233; dans l'&#339;uvre de promotion de cette mati&#232;re premi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Au regard de l'engouement actuel pour le Faso danfani, est-ce son bon moment ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Je crois que oui. C'est le bon moment pour le Faso danfani car le Burkina Faso est un pays qui a actuellement la cote sur le plan international. Son pr&#233;sident est tr&#232;s &#233;cout&#233; sur le plan international et on est bien vu. C'est le moment qu'on s'y mette pour d&#233;velopper aussi le domaine de la mode &#224; travers notre Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : De plus en plus dans vos interventions, vous parlez beaucoup d'&#233;conomie de la mode ; &#224; quoi vous r&#233;f&#233;rez-vous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Quand on dit &#233;conomie de la mode, vous faites r&#233;f&#233;rence &#224; un processus : coudre, exporter et vendre. Aujourd'hui, il ne sert &#224; rien de rester confiner dans son atelier &#224; fabriquer pour les jeunes de son quartier ou de sa ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut savoir saisir sinon cr&#233;er soi-m&#234;me les opportunit&#233;s. Nous avons la mati&#232;re premi&#232;re sur place. Ce qu'il reste, c'est la force de vente et pour cela, il faut cr&#233;er des r&#233;seautages, oser des initiatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Fran&#231;ois 1er et la mode ethnique contemporaine, qu'est-ce qui explique ce parfait amour ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : La mode ethnique contemporaine renvoie &#224; une culture. Je veux une mode dans laquelle je ne renie pas mon pass&#233; mais dans laquelle je conjugue le pr&#233;sent et le pass&#233; par aller vers le futur. Je ne voudrais pas pour la jeune g&#233;n&#233;ration et celle &#224; venir des v&#234;tements typiquement europ&#233;ens mais au moins des v&#234;tements ayant une touche africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut que l'Afrique soit associ&#233;e dans la d&#233;marche de cr&#233;ation de nous stylistes-mod&#233;listes. Quand je dis ethnique contemporain c'est tout simplement que si le tissu est africain, la coupe peut alors &#234;tre europ&#233;enne, les couleurs peuvent aussi &#234;tre adapt&#233;es &#224; l'Europe. Cela devient un m&#233;lange, c'est-&#224;-dire universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : A l'heure de la c&#233;l&#233;bration des 50 ans d'ind&#233;pendance, est-ce que l'h&#233;ritage du Faso danfani est ce que nous avons de plus cher ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Il y a eu beaucoup d'h&#233;ritage quand on regarde le Burkina aujourd'hui et le Burkina il y a 15 &#224; 20 ans. Moi qui vis actuellement &#224; Paris, je sais qu'on ne parlait pas du Burkina Faso. Aujourd'hui, on sait que le Burkina Faso existe dans le monde. Le Faso danfani a surv&#233;cu et &#233;volue comme bien d'autres domaines au Burkina Faso.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Selon vous, la mode au 21e si&#232;cle, c'est quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Dans le 21e si&#232;cle, la mode doit avoir sa place dans la mondialisation. C'est &#224; tous les cr&#233;ateurs de s'y mettre, de prendre les produits du terroir, de les valoriser et de cr&#233;er des mod&#232;les adapt&#233;s au monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;flexion sur la mode aussi doit &#234;tre universelle et c'est aux stylistes de se distinguer avec ce qu'ils ont comme plus-value, ici, le Faso danfani. Beaucoup de jeunes qui s'aventurent dans le domaine ont fait des &#233;tudes et poss&#232;dent des dipl&#244;mes. Moi j'ai pass&#233; du temps dans l'apprentissage. Aujourd'hui, il est facile pour eux d'avoir des r&#233;f&#233;rences car la mode est partout : &#224; la rue, &#224; la t&#233;l&#233;vision, sur Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Merci !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : C'est moi qui vous dois le merci. Je tiens &#224; vous dire que je porte mon regard aujourd'hui sur tous ceux qui vivent une situation de sinistre o&#249; qui sont dans les situations difficiles au Burkina suite aux inondations caus&#233;es par ces pluies torrentielles de ces derniers jours. Je prie Dieu pour eux, c'est dommage mais ils s'en sortiront.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Ismael BICABA&lt;/p&gt; &lt;p&gt;elbicab @ gmail.comFran&#231;ois 1er de son vrai nom Fran&#231;ois Yam&#233;ogo est styliste-mod&#233;liste dans l'&#226;me. Nanti d'une bonne dose d'exp&#233;riences dans le maniement du tissu, son charme est surtout remarquable dans le fa&#231;onnage et la coupe &#224; l'europ&#233;enne de ses mod&#232;les de v&#234;tements (hommes-femmes) dans le Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celui-l&#224; m&#234;me qui se fait ambassadeur du Faso danfani hors de nos fronti&#232;res (il r&#233;side &#224; Paris depuis plus de trente ans) est revenu boire l'inspiration &#224; la source conform&#233;ment &#224; sa devise, &#171; Fran&#231;ois 1er, cr&#233;ateur de mode ethnique contemporaine &#187;. Rencontre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Est-ce les vacances dans votre cher pays le Burkina Faso ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Non ! Je suis venu au Burkina, d'abord pour voir mon personnel et puis voir l'organisation et l'appuyer dans tout ce qui se passe. D'autre part, je suis en train de pr&#233;parer un &#233;v&#233;nement de mode pour le mois &#224; venir. Il sera, ne vous en doutez pas, diff&#233;rent des autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit d'un d&#233;fil&#233; de mode qui sera orient&#233; vers l'industrie de la mode, le pr&#234;t-&#224;-porter de fa&#231;on &#224; montrer un peu le savoir faire burkinab&#232;, montrer qu'on a des techniciens dans la mode et qu'on peut faire des produits exportables. Nous avons de la comp&#233;tence non pas pour changer les choses qui existaient avant mais plut&#244;t pour influencer la mode, lui donner &#233;galement une empreinte burkinab&#232; avec tous ses acteurs qui la composent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Quelle sera la particularit&#233; de cet &#233;v&#233;nement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : La particularit&#233; de cet &#233;v&#233;nement est que dans ce d&#233;fil&#233;, il y aura le &#171; glamour ; mais l'accent sera mis sur la mode exportable et vendable, les produits finis r&#233;alis&#233;s en Faso danfani c'est-&#224;-dire les mati&#232;res premi&#232;res du terroir. C'est un d&#233;fil&#233; au cours duquel je veux que les gens aient un autre regard de la mode.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce d&#233;fil&#233; va nous faire comprendre que la mode est aussi porteuse d'espoir et que c'est un secteur tr&#232;s &#233;conomique. Le Faso danfani est une mati&#232;re &#224; laquelle je crois et pr&#233;f&#232;re. Je l'ai test&#233; en France et il s'adapte facilement au pr&#234;t-&#224;-porter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#233;galement une mati&#232;re qui permet de d&#233;velopper l'imagination cr&#233;atrice des couturiers. Il faut que les couturiers s'y mettent. J'ai une d&#233;marche de cr&#233;ation qui s'av&#232;re particuli&#232;re dans le Faso danfani surtout avec le pr&#234;t-&#224;-porter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Justement, la tendance de vos cr&#233;ations est le pr&#234;t-&#224;-porter &#224; l'Occidental ; est-ce parce que vous vivez &#224; Paris ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Non pas forc&#233;ment ! Il y a un constat simple, lorsque vous observez les coupes de ceux qui font des v&#234;tements ou de ceux qui font les pagnes, vous aurez tendance &#224; faire la m&#234;me observation &#224; ces couturiers. C'est le simple fait que la coupe est occidentale, la coupe n'est pas africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les pagnes pr&#233;sentent beaucoup de couleurs et de motifs. C'est plut&#244;t les Occidentaux qui utilisent nos motifs pour faire les pagnes et nous les revendre sous forme d'une nouvelle colonisation. Je peux dessiner un ensemble pagne (la jupe longue, le corsage ou le haut) avec une coupe europ&#233;enne mais la diff&#233;rence est que j'utilise des mati&#232;res premi&#232;res africaines notamment le Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on regarde ma mode, je fais des coupes un peu sobres. Je rentre dans le c&#244;t&#233; universel parce que je veux que ma mode soit aim&#233;e dans le mode entier. Je ne suis pas dans une mode appartenant &#224; une communaut&#233; donn&#233;e mais plut&#244;t une mode universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Selon vous, pourquoi le Faso danfani a pris du temps &#224; &#234;tre valoris&#233; par les consommateurs et les stylistes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Personnellement, quand j'&#233;tais gamin, pour aller &#224; l'&#233;cole, mon p&#232;re achetait un pagne Faso danfani pour mon boubou. Cela veut dire quand-m&#234;me que ce tissu a une histoire. La diff&#233;rence avec le contexte d'aujourd'hui, revient &#224; une probl&#233;matique : comment faire pour que cette mati&#232;re sur le plan &#233;conomique soit adapt&#233;e au monde et qu'on puisse l'exploiter de fa&#231;on efficace, comment cr&#233;er une industrie du Faso danfani ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une autre paire de manche ; le Faso danfani n'a pas pris du temps pour &#234;tre mis en valeur ; il a seulement pris son chemin et chacun vient et y met son grain de sel. Moi je fais ce que je peux ; apr&#232;s moi il y aura d'autres personnes qui feront d'autres choses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le plus important c'est qu'il y ait une continuit&#233; dans l'&#339;uvre de promotion de cette mati&#232;re premi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Au regard de l'engouement actuel pour le Faso danfani, est-ce son bon moment ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Je crois que oui. C'est le bon moment pour le Faso danfani car le Burkina Faso est un pays qui a actuellement la cote sur le plan international. Son pr&#233;sident est tr&#232;s &#233;cout&#233; sur le plan international et on est bien vu. C'est le moment qu'on s'y mette pour d&#233;velopper aussi le domaine de la mode &#224; travers notre Faso danfani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : De plus en plus dans vos interventions, vous parlez beaucoup d'&#233;conomie de la mode ; &#224; quoi vous r&#233;f&#233;rez-vous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Quand on dit &#233;conomie de la mode, vous faites r&#233;f&#233;rence &#224; un processus : coudre, exporter et vendre. Aujourd'hui, il ne sert &#224; rien de rester confiner dans son atelier &#224; fabriquer pour les jeunes de son quartier ou de sa ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut savoir saisir sinon cr&#233;er soi-m&#234;me les opportunit&#233;s. Nous avons la mati&#232;re premi&#232;re sur place. Ce qu'il reste, c'est la force de vente et pour cela, il faut cr&#233;er des r&#233;seautages, oser des initiatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : Fran&#231;ois 1er et la mode ethnique contemporaine, qu'est-ce qui explique ce parfait amour ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : La mode ethnique contemporaine renvoie &#224; une culture. Je veux une mode dans laquelle je ne renie pas mon pass&#233; mais dans laquelle je conjugue le pr&#233;sent et le pass&#233; par aller vers le futur. Je ne voudrais pas pour la jeune g&#233;n&#233;ration et celle &#224; venir des v&#234;tements typiquement europ&#233;ens mais au moins des v&#234;tements ayant une touche africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut que l'Afrique soit associ&#233;e dans la d&#233;marche de cr&#233;ation de nous stylistes-mod&#233;listes. Quand je dis ethnique contemporain c'est tout simplement que si le tissu est africain, la coupe peut alors &#234;tre europ&#233;enne, les couleurs peuvent aussi &#234;tre adapt&#233;es &#224; l'Europe. Cela devient un m&#233;lange, c'est-&#224;-dire universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sidwaya Mag : A l'heure de la c&#233;l&#233;bration des 50 ans d'ind&#233;pendance, est-ce que l'h&#233;ritage du Faso danfani est ce que nous avons de plus cher ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Il y a eu beaucoup d'h&#233;ritage quand on regarde le Burkina aujourd'hui et le Burkina il y a 15 &#224; 20 ans. Moi qui vis actuellement &#224; Paris, je sais qu'on ne parlait pas du Burkina Faso. Aujourd'hui, on sait que le Burkina Faso existe dans le monde. Le Faso danfani a surv&#233;cu et &#233;volue comme bien d'autres domaines au Burkina Faso.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Selon vous, la mode au 21e si&#232;cle, c'est quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : Dans le 21e si&#232;cle, la mode doit avoir sa place dans la mondialisation. C'est &#224; tous les cr&#233;ateurs de s'y mettre, de prendre les produits du terroir, de les valoriser et de cr&#233;er des mod&#232;les adapt&#233;s au monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;flexion sur la mode aussi doit &#234;tre universelle et c'est aux stylistes de se distinguer avec ce qu'ils ont comme plus-value, ici, le Faso danfani. Beaucoup de jeunes qui s'aventurent dans le domaine ont fait des &#233;tudes et poss&#232;dent des dipl&#244;mes. Moi j'ai pass&#233; du temps dans l'apprentissage. Aujourd'hui, il est facile pour eux d'avoir des r&#233;f&#233;rences car la mode est partout : &#224; la rue, &#224; la t&#233;l&#233;vision, sur Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SidwayaMag : Merci !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois 1er : C'est moi qui vous dois le merci. Je tiens &#224; vous dire que je porte mon regard aujourd'hui sur tous ceux qui vivent une situation de sinistre o&#249; qui sont dans les situations difficiles au Burkina suite aux inondations caus&#233;es par ces pluies torrentielles de ces derniers jours. Je prie Dieu pour eux, c'est dommage mais ils s'en sortiront.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Ismael BICABA&lt;/p&gt; &lt;p&gt;elbicab @ gmail.com&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.sidwaya.bf/spip.php?article6080' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.sidwaya.bf/spip.php?arti...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une semaine pour accroitre les rendements agricoles</title>
		<link>http://faso-dev.net/Une-semaine-pour-accroitre-les.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Coordination Faso-dev</dc:creator>



		<description>Trouver des strat&#233;gies pour accro&#238;tre les rendements agricoles, c'est l'objectif vis&#233; par les chefs d'Etats africains, ministres, chercheurs et universitaires, qui prendront part &#224; la cinqui&#232;me semaine africaine des sciences agricoles, du 19 au 24 juillet 2010 &#224; Ouagadougou. A quelques heures du d&#233;but des travaux, le comit&#233; national d'organisation, face aux hommes de m&#233;dias, ce 16 juillet, se dit pr&#234;t. Apr&#232;s l'Afrique du Sud en 2007, c'est au tour du Burkina Faso d'accueillir la cinqui&#232;me semaine (...)

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&lt;a href="http://faso-dev.net/-Actualite-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trouver des strat&#233;gies pour accro&#238;tre les rendements agricoles, c'est l'objectif vis&#233; par les chefs d'Etats africains, ministres, chercheurs et universitaires, qui prendront part &#224; la cinqui&#232;me semaine africaine des sciences agricoles, du 19 au 24 juillet 2010 &#224; Ouagadougou. A quelques heures du d&#233;but des travaux, le comit&#233; national d'organisation, face aux hommes de m&#233;dias, ce 16 juillet, se dit pr&#234;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_278 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L500xH230/fara-0b776.jpg' width='500' height='230' alt=&quot;&quot; style='height:230px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s l'Afrique du Sud en 2007, c'est au tour du Burkina Faso d'accueillir la cinqui&#232;me semaine africaine des sciences agricoles et l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara), du 19 au 24 juillet 2010. A cet effet, nombre de chefs d'Etats africains, de ministres, de chercheurs et d'universitaires se pencheront sur le th&#232;me &#171; L'innovation agricole africaine dans un environnement mondial en mutation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon le pr&#233;sident du comit&#233; international d'organisation, Dr Monty Jones, plusieurs sous-th&#232;mes relatifs aux grands enjeux et aux d&#233;fis du monde agricole seront examin&#233;s au cours de cette semaine, dans le but de faire des suggestions concr&#232;tes d'actions &#224; mener par les membres constitutifs du Fara, car, dit-il, &#171; nous devons produire suffisamment pour nourrir le monde &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pour le repr&#233;sentant du Nouveau partenariat pour le d&#233;veloppement de l'Afrique (Nepad), Martin Bwalya, les pr&#233;occupations concernent surtout l'investissement dans le contexte post-crise, la capacit&#233; &#224; l'adaptation et &#224; faire face aux nouveaux d&#233;fis marqu&#233;s par la mondialisation et le changement climatique, de m&#234;me que la place de l'Afrique dans le commerce agricole. &#171; L'Afrique n'est pas condamn&#233;e &#224; mendier &#187;, a-t-il martel&#233;. Le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; charg&#233; de l'Agriculture, Abdoulaye Combari, lui, souligne que &#171; les orientations r&#233;sultant de cette semaine vont activer nos processus de d&#233;veloppement &#187;. Il rassure cependant que tout est mis en &#339;uvre pour faciliter le s&#233;jour des participants et leur permettre de travailler dans de meilleures conditions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.fasozine.com/index.php/societe/societe/4045-une-semaine-pour-accroitre-les-rendements-agricoles' class='spip_out'&gt;FASOZINE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Biocarburant : Le Burkina a sa premi&#232;re usine</title>
		<link>http://faso-dev.net/Biocarburant-Le-Burkina-a-sa.html</link>
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		<description>Belwet Biocarburant SA a inaugur&#233; la premi&#232;re usine de production de biocarburant et diverses huiles v&#233;g&#233;tales au Burkina Faso, le jeudi 15 juillet 2010 dans la zone industrielle de Kossodo, &#224; Ouagadougou. Cette c&#233;r&#233;monie, parrain&#233;e par le pr&#233;sident de la Commission de l'UEMOA, a &#233;t&#233; pr&#233;sid&#233;e par le ministre des Mines, des Carri&#232;res et de l'Energie, repr&#233;sentant le Premier ministre. Le biocarburant fait d'huile raffin&#233;e de jatropha curcas ; le biodiesel ; le savon de lessive et de toilette Belwet &#224; base (...)

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&lt;a href="http://faso-dev.net/-Actualites-de-l-environnement-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s de l'environnement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L150xH100/arton288-6d1a7.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Belwet Biocarburant SA a inaugur&#233; la premi&#232;re usine de production de biocarburant et diverses huiles v&#233;g&#233;tales au Burkina Faso, le jeudi 15 juillet 2010 dans la zone industrielle de Kossodo, &#224; Ouagadougou. Cette c&#233;r&#233;monie, parrain&#233;e par le pr&#233;sident de la Commission de l'UEMOA, a &#233;t&#233; pr&#233;sid&#233;e par le ministre des Mines, des Carri&#232;res et de l'Energie, repr&#233;sentant le Premier ministre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le biocarburant fait d'huile raffin&#233;e de jatropha curcas ; le biodiesel ; le savon de lessive et de toilette Belwet &#224; base d'huile dominante de jatropha curcas ; le compost &#224; base de tourteau de jatropha curcas ; l'aliment &#224; b&#233;tail &#224; base de tourteau de balamites et la glyc&#233;rine pour la cosm&#233;tique et les usages m&#233;dicinaux ; tels sont les produits qui sortiront de cette usine de production install&#233;e dans la zone industrielle de Kossodo &#224; Ouagadougou. L'unit&#233; pilote qui vient d'&#234;tre inaugur&#233;e est une premi&#232;re et elle est une solution &#224; la crise &#233;nerg&#233;tique, selon le ministre des Mines, des Carri&#232;res et de l'Energie, Kader Ciss&#233;, repr&#233;sentant le Premier ministre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une infrastructure qui comprend un b&#226;timent central logeant les presses et le syst&#232;me de raffinerie, un magasin de stockage des graines de jatropha curcas et des balamites aegyptiaca, une aire de s&#233;chage de 500 m2, des bassins d'&#233;puration et de traitement des graines de balamite, un ch&#226;teau d'eau, un jardin de basilique et de citronnelle pour servir de parfum au savon, et un local servant de bureaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre magasin destin&#233; au stockage des produits finis et une unit&#233; de savonnerie sont toujours en construction. Le fonctionnement de l'usine sera assur&#233; dans un premier temps par une &#233;quipe de 45 personnes compos&#233;e d'ing&#233;nieurs, de techniciens, de gestionnaires, de juristes et d'ouvriers. Selon le responsable technique de l'usine, Mahamadi Siemd&#233;, la production est de 30 000 tonnes de graines pour 5 000 litres de biocarburant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le promoteur de ce biocarburant, le Larl&#233; Naaba Tigr&#233;, s'est beaucoup investi pour la r&#233;alisation de ce projet. C'est, selon lui, une mani&#232;re concr&#232;te de contribuer au d&#233;veloppement &#233;conomique du pays. &#8220;Cette usine garantit l'achat de toute la production de graines de jatropha aupr&#232;s de nos braves producteurs... Modestement mais s&#251;rement, cette unit&#233; pilote contribuera &#224; la lutte contre la pauvret&#233; en r&#233;sorbant un peu le taux de ch&#244;mage&#8221;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le pr&#233;sident de la commission de l'UEMOA, Souma&#239;la Ciss&#233;, qui a parrain&#233; cette c&#233;r&#233;monie, a salu&#233; les actions de l'association &#8220;Belem Wend Tiga&#8221; pr&#233;sid&#233;e par le Larl&#233; Naaba. &#8220;De l'&#233;ducation &#224; la sant&#233; en passant par l'humanitaire, les activit&#233;s culturelles, culturales et industrielles font de ce ministre du Mogho Naaba un chef polyvalent, avis&#233; et g&#233;n&#233;reux&#8221;, a-t-il confi&#233; au promoteur de la fili&#232;re jatropha.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, l'UEMOA, &#224; travers son d&#233;partement de l'&#233;nergie, permet &#224; cette association de r&#233;aliser une p&#233;pini&#232;re moderne d'une capacit&#233; de 500 000 pieds &#224; racines. Souma&#239;la Ciss&#233; a aussi f&#233;licit&#233; le Larl&#233; Naaba, car l'initiative participe &#224; la lutte contre la d&#233;gradation de l'espace agricole pour le renforcement du massif forestier et &#224; la r&#233;duction des gaz &#224; effet de serre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Br&#233;sil joue le r&#244;le de leader mondial en mati&#232;re de biocarburant. Le d&#233;veloppement de moteur fonctionnant &#224; 100% avec l'alcool fut un succ&#232;s pour ce pays dans les ann&#233;es 1980. G&#233;ant mondial de production agricole et surtout pr&#233;curseur dans le domaine des biocarburants avec 52% de la production mondiale de biosethanol, le Br&#233;sil a une exp&#233;rience dans l'agrobusiness qui lui a permis d'acc&#233;der &#224; sa souverainet&#233; &#233;nerg&#233;tique. Elle a servi de le&#231;on au Burkina Faso qui compte &#233;tendre les r&#233;sultats de cette exp&#233;rience &#224; l'ensemble du territoire national et &#224; d'autres pays de la sous-r&#233;gion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En marge de cette inauguration, l'association &#8220;Belem Wend Tiga&#8221; a r&#233;compens&#233; les 10 laur&#233;ats du concours de musique sur la promotion du jatropha et la balamite. Le 1er prix, d'une valeur de 250 mille francs CFA plus une moto, est revenu &#224; l'artiste en herbe Yacouba Zoungrana dit Zibass, par ailleurs &#233;tudiant en 3e ann&#233;e de droit. Le 2e a re&#231;u 200 mille francs CFA, le 3e 150 mille francs CFA, le 4e 100 mille francs CFA et le 5e 50 mille francs CFA. Les 5 autres laur&#233;ats ont re&#231;u chacun 25 mille francs CFA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Xavier T. Belemgn&#233;gr&#233; (Stagiaire)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Observateur Paalga&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cultures de rente au Burkina Faso : Deux nouvelles vari&#233;t&#233;s de coton transg&#233;nique en essai</title>
		<link>http://faso-dev.net/Cultures-de-rente-au-Burkina-Faso.html</link>
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		<dc:date>2010-07-02T09:32:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dieudonn&#233; LANKOANDE</dc:creator>



		<description>Le Burkina Faso qui produit d&#233;j&#224; du coton transg&#233;nique, va lancer &#224; la campagne agricole 2010-2011, des essais de deux nouvelles vari&#233;t&#233;s de coton bt, a indiqu&#233; mardi, la directrice de l'Agence nationale de bios&#233;curit&#233;, Pr Chantal Zoungrana, lors d'une conf&#233;rence de presse mardi 29 juin 2010 &#224; Ouagadougou. Ces essais seront r&#233;alis&#233;s par la firme am&#233;ricaine Monsanto qui avait d&#233;j&#224; conduit en 2003, les premiers essais, permettant &#224; ce pays de devenir le premier producteur de coton bt en Afrique de l'Ouest. (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_277 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:326px;' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L326xH217/ogm-3a7e1-2c297.jpg' width='326' height='217' alt=&quot;&quot; style='height:217px;width:326px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Le Burkina Faso qui produit d&#233;j&#224; du coton transg&#233;nique, va lancer &#224; la campagne agricole 2010-2011, des essais de deux nouvelles vari&#233;t&#233;s de coton bt, a indiqu&#233; mardi, la directrice de l'Agence nationale de bios&#233;curit&#233;, Pr Chantal Zoungrana, lors d'une conf&#233;rence de presse mardi 29 juin 2010 &#224; Ouagadougou.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces essais seront r&#233;alis&#233;s par la firme am&#233;ricaine Monsanto qui avait d&#233;j&#224; conduit en 2003, les premiers essais, permettant &#224; ce pays de devenir le premier producteur de coton bt en Afrique de l'Ouest. Ces essais qui concernent les vari&#233;t&#233;s MON88913 (FK37 RRF) et MON88913 X MON15985 (FK37 RRF X BGII) devraient &#234;tre effectu&#233;s pendant la campagne 2009-2010. Cependant, il ya eu un report pour la prochaine campagne (2010-2011), a indiqu&#233; la directrice de l'Agence nationale de bios&#233;curit&#233;, le Pr Chantal Zoungrana.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon elle, le comit&#233; scientifique national de bios&#233;curit&#233; a examin&#233; les dossiers de demande d'autorisation conform&#233;ment &#224; la loi portant r&#233;gime de s&#233;curit&#233; en mati&#232;re de biotechnologie, notamment les dispositions relatives &#224; la r&#233;alisation pr&#233;alable avec les r&#233;sultats probants d'une &#233;tude d'efficacit&#233; des g&#232;nes introduits avant toute diss&#233;mination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re vari&#233;t&#233; (FK RRF ou MON 88913) a &#233;t&#233; transform&#233;e avec l'introduction d'un g&#232;ne exprimant la tol&#233;rance &#224; l'herbicide glyphosate et la seconde vari&#233;t&#233; (FK 37 RRF X BGII ou MON 88913 X MON 15985) a &#233;t&#233; transform&#233;e avec l'introduction de deux g&#232;nes conf&#233;rant une protection contre certains insectes carpophages et phyllophages du cotonnier et exprimant une tol&#233;rance au glyphosate, a-t-elle expliqu&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les autorisations d&#233;livr&#233;es sont assorties de conditionnalit&#233;s de s&#233;curit&#233; que la firme b&#233;n&#233;ficiaire est tenue de respecter, sous peine de voir ses autorisations annul&#233;es &#187;, a-t-elle pr&#233;cis&#233; ajoutant que des r&#233;am&#233;nagements ont &#233;t&#233; impos&#233;s pour tenir compte des avis techniques et scientifiques exprim&#233;s par le comit&#233; scientifique burkinab&#232;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Citant l'article 30 de la loi sur la bios&#233;curit&#233; au Burkina Faso, Mme Zoungrana a rappel&#233; que les travaux autoris&#233;s doivent profiter au pays sans causer de risques &#171; dommageables &#187; pour la sant&#233; humaine, animale, la diversit&#233; biologique et l'environnement ; participer au d&#233;veloppement durable ; &#234;tre conformes aux r&#232;gles d'&#233;thique et ne doivent pas nuire &#224; l'environnement socio-&#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Le travail du comit&#233; ayant abouti sur l'insuffisance d'informations et de la n&#233;cessit&#233; de l'approfondissement des r&#233;sultats d'&#233;tude sur le Round Ready Flex (RRF), les autorisations accord&#233;es &#224; Monsanto vont porter sur la mise en &#339;uvre des essais relatifs &#224; l'efficacit&#233; des g&#232;nes, &#224; l'importation sur le territoire burkinab&#232; de 8 kg de semences de la vari&#233;t&#233; FK37 RRF et de 4 kg de semence de la vari&#233;t&#233; FK37 RRF X BGII &#187;, a-t-elle indiqu&#233;. &#171; La diss&#233;mination d&#233;lib&#233;r&#233;e des vari&#233;t&#233;s FK37 RRF et FK37 RRF X BGII en semis direct n'a pas &#233;t&#233; autoris&#233;e &#187;, a soulign&#233; la directrice de l'Agence nationale de bios&#233;curit&#233;.
L'exp&#233;rimentation du coton transg&#233;nique a d&#233;but&#233; en 2003 au Burkina Faso. Les recherches et les diff&#233;rentes exp&#233;rimentations ont &#233;t&#233; concluantes pour le FK37 Bollgard et la STAM 59 A Bollgard II. Les essais se sont poursuivis dans les parcelles de d&#233;monstration en milieu paysan pendant la campagne agricole 2007-2008. Le Burkina Faso a produit au cours des campagnes agricoles 2008-2009 et 2009-2010 respectivement 12.000 kg de semences transg&#233;niques et l'exploitation de plus de 120.000 ha de coton Bt.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moumini YAMEOGO (YambaZ@yahoo.fr)/Sidwaya&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Production fruiti&#232;re : La mangue, l'or vert du Burkina</title>
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		<dc:date>2010-06-09T11:33:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dieudonn&#233; LANKOANDE</dc:creator>



		<description>Les r&#233;gions des Hauts-Bassins et des Cascades sont ind&#233;niablement le verger du Burkina. La mangue, qui y est produite en quantit&#233;, b&#233;n&#233;ficie depuis quelques ann&#233;es d'un regain d'int&#233;r&#234;t de la part d'acheteurs europ&#233;ens et maghr&#233;bins. Dans ces r&#233;gions, des acteurs, avec le soutien du Programme d'appui aux fili&#232;res agro-sylvo-pastorales (PAFASP), s'organisent pour mieux r&#233;pondre aux exigences de qualit&#233; et de tra&#231;abilit&#233; de leurs clients. Veuve depuis 2004, Minata Ouattara a d&#233;cid&#233; de prendre en main la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_273 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:314px;' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L314xH234/IMG_3549-f9ed7.jpg' width='314' height='234' alt=&quot;&quot; style='height:234px;width:314px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Les r&#233;gions des Hauts-Bassins et des Cascades sont ind&#233;niablement le verger du Burkina. La mangue, qui y est produite en quantit&#233;, b&#233;n&#233;ficie depuis quelques ann&#233;es d'un regain d'int&#233;r&#234;t de la part d'acheteurs europ&#233;ens et maghr&#233;bins. Dans ces r&#233;gions, des acteurs, avec le soutien du Programme d'appui aux fili&#232;res agro-sylvo-pastorales (PAFASP), s'organisent pour mieux r&#233;pondre aux exigences de qualit&#233; et de tra&#231;abilit&#233; de leurs clients.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Veuve depuis 2004, Minata Ouattara a d&#233;cid&#233; de prendre en main la gestion du verger de 50 ha que lui a l&#233;gu&#233; son &#233;poux. Dans ce verger situ&#233; &#224; Toumouss&#233;ni, village distant de 15 kilom&#232;tres de Banfora, elle produit des mangues sur 35 hectares. &#171; Nous sommes install&#233;s ici depuis f&#233;vrier 1983. Avant cette p&#233;riode, je vivais &#224; Bouak&#233; (C&#244;te d'Ivoire) avec mon mari. De retour au pays, il s'est lanc&#233; dans la production des mangues qu'il aimait beaucoup &#187;, raconte-t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le verger de Mme Ouattara est tr&#232;s bien entretenu. Le PAFASP la soutient pour le labour, la taille et la lutte contre la mouche des fruits. &#171; Le PAFASP, souligne-t-elle, m'aide &#224; labourer mon champ et &#224; tailler les manguiers. Je ne paye que 35% des frais et le reste (65%) est &#224; la charge du projet &#187;. A Banfora o&#249; elle r&#233;side, elle a pu emm&#233;nager, gr&#226;ce aux revenus g&#233;n&#233;r&#233;s par le verger, dans sa nouvelle maison et s'occupe de sa petite famille. &#171; Dieu merci. Avec les revenus de la mangue, j'arrive &#224; nourrir, soigner et &#224; payer les frais de scolarit&#233; de mes enfants. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le programme a d&#233;j&#224; financ&#233; la plantation de nouveaux vergers sur 325 ha &#224; l'&#233;chelle nationale. Par rapport &#224; l'entretien des champs, le PAFASP a permis de r&#233;aliser la taille et le labour d'environ 4.000 ha vergers en 2009. Ce soutien du programme vise l'augmentation de la productivit&#233; des manguiers et la lutte contre les attaques parasitaires, en l'occurrence celles de la mouche des fruits.&lt;span class='spip_document_275 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:314px;' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L314xH220/IMG_3570-2-4313c.jpg' width='314' height='220' alt=&quot;&quot; style='height:220px;width:314px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Paul Ou&#233;draogo est dans la production fruiti&#232;re depuis 1987. A Kourignon, village situ&#233; &#224; quinze kilom&#232;tres de Orodara, il poss&#232;de un verger de 10 hectares. L'aide qu'il re&#231;oit du PAFASP lui permet de lutter efficacement contre ce puissant ravageur qu'est la mouche des fruits. &#171; Sur le march&#233;, le litre du produit pour traiter les manguiers contre la mouche des fruits co&#251;te 15 000 F CFA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la subvention du programme, il nous revient &#224; 1 350 F CFA &#187;, se r&#233;jouit M. Ou&#233;draogo tout en palpant une mangue. &#171; Regardez le verger. Il est propre. L'ann&#233;e pass&#233;e, &#224; pareil moment, c'&#233;tait la d&#233;solation avec les mangues attaqu&#233;es par la mouche des fruits et qui pourrissaient &#187;. La lutte contre la mouche des fruits &#224; eu pour cons&#233;quence d'am&#233;liorer la qualit&#233; de la mangue et de rehausser son prix sur le march&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le kilogramme de la mangue &#224; l'export se vend cette ann&#233;e &#224; 110 francs CFA contre &#224; peine 75 francs l'ann&#233;e derni&#232;re. Le programme, en partenariat avec l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (INERA), m&#232;ne des actions de lutte contre la mouche des fruits. Cette lutte a produit des r&#233;sultats notables, m&#234;me si l'on est encore loin de l'&#233;radication du fl&#233;au. La lutte consiste en l'entretien des vergers et en un traitement &#224; l'aide du success appat, produit autoris&#233; en traitement biologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le PAFASP a facilit&#233; la disponibilit&#233; du produit au niveau national et a apport&#233; une subvention aux organisations des producteurs pour son achat en le subventionnant &#224; 90%. &#171; Cet appui du PAFASP a &#233;t&#233; d&#233;terminant dans la lutte contre les attaques parasitaires avec pour cons&#233;quence une production en quantit&#233; et en qualit&#233; dans les vergers &#187;, soutient L&#233;onard Ou&#233;draogo, chercheur &#224; l'INERA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre la production fruiti&#232;re, le programme appuie &#233;galement l'industrie de transformation de la mangue. A B&#233;r&#233;gadougou, dans la province de la Como&#233;, se trouve l'unit&#233; de s&#233;chage de fruits de l'Association Wouol. Gr&#226;ce au programme, cette petite soci&#233;t&#233; de transformation de fruits a pu augmenter sa capacit&#233; de production, en portant le nombre de ses s&#233;choirs de 30 &#224; 54.
Avec 153 employ&#233;s, dont 90% de femmes, l'unit&#233; produit en moyenne 40 tonnes de mangues s&#233;ch&#233;es par an. &#171; Ici, nous avons beaucoup de mangues que nous n'arrivons pas &#224; &#233;couler. C'est pourquoi nous nous sommes organis&#233;s en groupement pour les s&#233;cher ou les transformer en jus &#187;, d&#233;clare la pr&#233;sidente du groupement des s&#233;cheuses de B&#233;r&#233;gadougou, Rosalie Soma.
Pourtant, les d&#233;buts n'ont pas &#233;t&#233; faciles pour ces femmes qui ne disposaient pas d'assez de moyens financiers. &#171; Le PAFASP nous a octroy&#233;s une subvention que nous avons utilis&#233;e pour payer du mat&#233;riel, former les membres du groupement et recruter d'autres femmes pour renforcer le personnel &#187;, r&#233;v&#232;le Mme Soma. Pour la campagne fruiti&#232;re 2010 qui s'annonce bonne, les femmes de B&#233;r&#233;gadougou ont re&#231;u une commande record de 70 tonnes de mangues s&#233;ch&#233;es de clients europ&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mangue nourrit son homme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_276 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:290px;' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L290xH235/IMG_3545-e3468.jpg' width='290' height='235' alt=&quot;&quot; style='height:235px;width:290px;' /&gt;&lt;/span&gt;Au Burkina Faso, la production fruiti&#232;re est domin&#233;e par la mangue qui occupe 58% des vergers et 56% de la production nationale. La mangue occupe une place importante dans l'&#233;conomie nationale et constitue une source de diversification des revenus des acteurs du monde rural. Le volume annuel des productions est estim&#233; &#224; plus de 160 000 tonnes.
Afin d'accro&#238;tre cette production et l'offre commerciale, la strat&#233;gie du PAFASP consiste &#224; renouveler les vergers, &#224; en cr&#233;er d'autres, &#224; intensifier la lutte antiparasitaire et &#224; financer l'acquisition d'&#233;quipements. Albert H&#233;bi&#233; est propri&#233;taire d'un verger &#224; B&#233;r&#233;gadougou et membre de l'Association Wouol.
Ce sexag&#233;naire dit ne plus rencontrer de probl&#232;mes de production, avec l'acquisition du success appat contre la mouche des fruits. La principale difficult&#233; que rencontre la majorit&#233; des producteurs de la Como&#233; est li&#233;e &#224; l'&#233;coulement de la mangue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme solution, il pr&#233;conise l'implantation de plusieurs unit&#233;s de transformation de fruits dans la r&#233;gion et l'augmentation des vergers en vari&#233;t&#233;s de mangues color&#233;es (la kent et la keitt notamment), pris&#233;es en Europe. Malgr&#233; cette difficult&#233; d'&#233;coulement, Albert H&#233;bi&#233; n'est pas moins fier de ses manguiers. &#171; La mangue, t&#233;moigne-t-il, nourrit son homme, son fils et son petit-fils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle prot&#232;ge &#233;galement l'environnement &#187;. Pour l'exportation de la mangue fra&#238;che, le Programme appuie des actions d'am&#233;lioration de la qualit&#233; en vue d'accro&#238;tre la comp&#233;titivit&#233; du Burkina Faso. La certification Global GAP, une norme de qualit&#233; exig&#233;e pour acc&#233;der au march&#233; international, de 2400 ha de vergers, participe de l'effort du programme &#224; offrir &#224; la mangue burkinab&#232;, la qualit&#233; et la tra&#231;abilit&#233; n&#233;cessaires pour exporter davantage.
&#171; Le PAFASP nous a permis d'obtenir la certification Global Gap, ce qui nous a ouvert les portes du march&#233; international &#187;, confirme Adama Zongo, vice-pr&#233;sident charg&#233; de la commercialisation au sein de l'Association interprofessionnelle mangue du Burkina (APROMA-B). Cette exigence de qualit&#233; passe &#233;galement par des mangues bien conditionn&#233;es. La mise en exploitation du Terminal fruitier de Bobo (TFB) &#224; partir de 2006 avait r&#233;v&#233;l&#233; que l'infrastructure n'&#233;tait pas aux normes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour y rem&#233;dier, le programme a r&#233;alis&#233; des travaux compl&#233;mentaires (sas, chambres froides, pr&#233;-cooling, rev&#234;tement de r&#233;sine sur le sol, etc.) afin de mettre l'infrastructure aux normes. &#171; Cette mise aux normes permet non seulement de r&#233;duire la consommation en &#233;nergie de l'infrastructure, mais aussi d'augmenter le volume de la mangue destin&#233;e &#224; l'exportation &#187;, se f&#233;licite le responsable charg&#233; de la qualit&#233; et de la tra&#231;abilit&#233; du terminal fruitier, Ars&#232;ne Sanou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette mise aux normes permet &#233;galement d'am&#233;liorer de fa&#231;on significative la qualit&#233; de la mangue conditionn&#233;e &#171; Depuis la r&#233;habilitation du terminal fruitier, aucun container de mangues n'a &#233;t&#233; saisi pour d&#233;faut de qualit&#233; &#187;, se r&#233;jouit M. Sanou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le contrat avec SITARAIL pour r&#233;aliser une bretelle ferroviaire en vue de relier le terminal au r&#233;seau du chemin de fer est dans le circuit d'approbation. Cette liaison, pr&#233;vue pour 2011, va r&#233;duire de fa&#231;on significative les co&#251;ts de manutentions et accro&#238;tre la comp&#233;titivit&#233; de la mangue burkinab&#232; sur le march&#233; international. La structuration et la professionnalisation de la fili&#232;re sont d&#233;terminantes pour sa promotion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce au soutien du PAFASP, l'Association interprofessionnelle mangue du Burkina Faso (APROMA-B), une organisation fa&#238;ti&#232;re qui regroupe producteurs, transformateurs et exportateurs de la mangue, a entrepris la r&#233;alisation d'&#233;tudes, l'ex&#233;cution de programmes de promotion des activit&#233;s et de renforcement des capacit&#233;s des acteurs de la fili&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi le dialogue entre les diff&#233;rents maillons de la fili&#232;re s'est intensifi&#233;. &#171; Gr&#226;ce aux diff&#233;rents appuis du PAFASP tant au niveau de la production, de la transformation que de la commercialisation, la fili&#232;re mangue se porte de mieux en mieux &#187;, conclut le directeur provincial de l'Agriculture, de l'hydraulique et des Ressources halieutiques du K&#233;n&#233;dougou, Ousmane Sawadogo, visiblement satisfait de cette campagne fruiti&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mangue pr&#233;sente beaucoup d'int&#233;r&#234;ts comme source de revenus additionnels pour un grand nombre de m&#233;nages. Avec le renouvellement des vergers entrepris par le PAFASP, le renforcement des capacit&#233;s de transformation et du syst&#232;me de commercialisation, beaucoup de Burkinab&#232; pourraient augmenter leurs revenus gr&#226;ce &#224; cette fili&#232;re. Le PAFASP est un programme de l'Etat burkinab&#232; avec le soutien de la Banque mondiale. Il est pr&#233;vu pour s'ex&#233;cuter sur six ans (2007-2012).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moustapha SYLLA/Sidwaya&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ann&#233;e record d'exportation de la mangue : Le vice-pr&#233;sident charg&#233; de la commercialisation au sein de l'APROMAB, Adama Zongo, fait l'&#233;tat des lieux de la fili&#232;re mangue au Burkina.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sidwaya (S.) : Comment se porte la fili&#232;re mangue au Burkina ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Adama Zongo (A.Z.) : Comparativement aux autres pays, elle commence &#224; bien se porter. Cela est d&#251; &#224; plusieurs efforts d'assistance et de d&#233;veloppement soutenu avec des partenaires comme le PAFASP qui nous a aid&#233;s &#224; venir &#224; bout d'un certain nombre de contraintes. L'une des contraintes majeures est l'enclavement du pays, ce qui augmente les co&#251;ts de production et ne nous permet pas d'&#234;tre comp&#233;titifs sur le march&#233; international.
Avec l'appui du PAFASP, nous pouvons aujourd'hui acc&#233;der &#224; ce march&#233;. Nous ne sommes pas tout &#224; fait &#224; la fin de la campagne, mais en termes de volume, on pense qu'on aura une ann&#233;e record d'exportation de mangues du Burkina. En 1999, le Burkina &#233;tait &#224; moins de 150 tonnes de mangues export&#233;es. Aujourd'hui, nous tournons autour de 3 000 &#224; 3 500 tonnes &#224; l'export.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S. : Quels soutiens le PAFASP a-t-il apport&#233; aux exportateurs de mangues ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A.Z. : Avec l'appui du PAFASP, nous sommes arriv&#233;s &#224; juguler un certain nombre de contraintes. L'une des contraintes majeures &#233;tait la mise du produit sur le march&#233;. Le PAFASP nous a aid&#233;s &#224; participer &#224; des foires et &#224; effectuer des missions commerciales en Europe et au Maghreb en vue d'augmenter les volumes &#224; l'exportation. Deuxi&#232;mement, le PAFASP nous a permis d'obtenir la certification Global GAP. Ce certificat nous permet d'acc&#233;der au march&#233; international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans ce certificat, vous ne pouvez pas du tout avoir acc&#232;s au march&#233; international. C'est un label de qualit&#233; qui implique des investissements dans les plantations et les unit&#233;s de transformation pour les mettre aux normes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut dire &#233;galement que la plupart des mangues produites au Burkina n'&#233;taient pas des vari&#233;t&#233;s forc&#233;ment destin&#233;es &#224; l'exportation. Ce que vous voyez sur le march&#233; ici sont des productions locales qui ne peuvent pas &#234;tre export&#233;es. Les vari&#233;t&#233;s de mangue les plus demand&#233;es &#224; l'export sont celles dites color&#233;es : la kent et la Keitt en particulier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le PAFASP a fourni un effort consid&#233;rable pour am&#233;liorer la productivit&#233; et les rendements dans les vergers qui produisent ces vari&#233;t&#233;s de mangues exportables. Il y a &#233;galement l'organisation de la fili&#232;re. On est efficace et comp&#233;titif quand on est mieux organis&#233; pour attaquer le march&#233;. Gr&#226;ce au PAFASP, nous sommes de mieux en mieux organis&#233;s au niveau de la fili&#232;re pour pouvoir faire face &#224; ces contraintes communes &#224; tous les acteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par M.S/ Sidwaya
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'approche ECOSAN pour des engrais naturels</title>
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		<dc:creator>Coordination Faso-dev</dc:creator>



		<description>Le projet ECOSAN, op&#233;rationnel &#224; travers un appui de l'Union europ&#233;enne au Burkina Faso en partenariat avec le CREPA (Centre r&#233;gional pour l'eau potable et l'assainissement), r&#233;alise des activit&#233;s d'hygi&#233;nisation des excr&#233;ta humains depuis 2006, en vue de les transformer en engrais destin&#233;s &#224; la production agricole. Une premi&#232;re phase, le projet ECOSAN-UE, s'est d&#233;roul&#233;e entre 2006 et 2009 et devant le succ&#232;s de cette approche novatrice pour le Burkina Faso, le projet a entam&#233; cette ann&#233;e une nouvelle phase, (...)

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L142xH150/arton285-8ae65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='142' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:142px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet ECOSAN, op&#233;rationnel &#224; travers un appui de l'Union europ&#233;enne au Burkina Faso en partenariat avec le CREPA (Centre r&#233;gional pour l'eau potable et l'assainissement), r&#233;alise des activit&#233;s d'hygi&#233;nisation des excr&#233;ta humains depuis 2006, en vue de les transformer en engrais destin&#233;s &#224; la production agricole. Une premi&#232;re phase, le projet ECOSAN-UE, s'est d&#233;roul&#233;e entre 2006 et 2009 et devant le succ&#232;s de cette approche novatrice pour le Burkina Faso, le projet a entam&#233; cette ann&#233;e une nouvelle phase, &#224; travers le &quot;Projet d'am&#233;lioration de la productivit&#233; agricole par l'utilisation des excr&#233;ta humains hygi&#233;nis&#233;s comme fertilisants dans 30 villages du Kourittenga&quot; ou &quot;projet ECOSAN UE 2&quot;. Ce projet d'une dur&#233;e de trois ans, est estim&#233; &#224; 1,5 millions &#8364; (9,8 milliards FCFA), l'Union europ&#233;enne le finan&#231;ant &#224; hauteur de 90 % et le CREPA &#224; hauteur de 10 %. Le projet pr&#233;voit d'&#233;tendre ses activit&#233;s dans d'autres provinces du Burkina afin d'&#233;tendre l'approche ECOSAN.
Dans le cadre du premier projet ECOSAN, de nombreuses r&#233;alisations physiques ont &#233;t&#233; men&#233;es : les latrines ECOSAN ont &#233;t&#233; construites dans l'environnement public, familial (932) par des latrines &#224; double fosse, simple fosse, et &#224; box, la mise en place de collectes des excr&#233;tas humains et leur hygi&#233;nisation sur des sites sp&#233;cifiques ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es, en vue de les transformer en engrais agricoles. Les actions d'accompagnement telles que la sensibilisation, le renforcement des capacit&#233;s, la communication et le plaidoyer ont &#233;t&#233; &#233;galement r&#233;alis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'objectif majeur de la d&#233;marche du projet ECOSAN UE 2, en cours de r&#233;alisation, est de contribuer &#224; la r&#233;duction de l'ins&#233;curit&#233; alimentaire et de la pauvret&#233; des populations &#224; travers l'am&#233;lioration de la fertilit&#233; des sols par l'utilisation des excr&#233;ta humains, combin&#233;e avec les techniques de conservation des eaux et des sols.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la province du Kourritenga, 30 villages du projet ont &#233;t&#233; choisis de mani&#232;re participative, avec les responsables administratifs provinciaux lors d'un atelier d'informations suivant des crit&#232;res pr&#233;cis ; les autorit&#233;s locales de la province du Kourittenga (le haut commissaire, les pr&#233;fets, les maires des communes rurales, les responsables des structures techniques, les directions provinciales de l'agriculture, de la sant&#233;, de l'environnement et du cadre de vie&#8230;) ont &#233;t&#233; form&#233;s &#224; l'Assainissement &#233;cologique (ECOSAN), ainsi que 150 acteurs villageois (soit 5 par villages). En outre, l'&#233;tat des lieux a &#233;t&#233; enti&#232;rement r&#233;alis&#233;. Une tourn&#233;e de sensibilisation des populations dans chacun des 30 villages du projet a &#233;t&#233; effectu&#233;e. Par ailleurs, des tests agronomiques pilotes sont mis en &#339;uvre dans les champs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre le CREPA, d'autres partenaires tels que l'Institut national de l'environnement et des recherches agricoles (INERA), l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA), le minist&#232;re de l'Agriculture de l'hydraulique et des ressources halieutiques (MAHRH) sont impliqu&#233;s dans le projet.
Les avantages li&#233;s &#224; l'adoption de l'approche ECOSAN pour un pays, notamment le Burkina Faso, sont nombreux : ils incluent la protection des ressources en eau, la r&#233;duction de la pr&#233;valence des maladies li&#233;es au manque d'hygi&#232;ne en passant par celle des co&#251;ts des investissements en ouvrages centralis&#233;s de gestion des boues, et la valorisation des nutriments contenus dans les excr&#233;ta humains. Ce dernier avantage permettrait au Burkina Faso, de gagner annuellement pr&#232;s de 50 milliards de F CFA (76,22 millions &#8364;) s'il arrivait &#224; valoriser les nutriments contenus dans les excr&#233;ta de toute la population du pays, sans compter les avantages indirects qui y sont li&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour illustrer cette approche, voici l'exemple de la production d'un m&#233;nage d'environ 15 personnes sur une dur&#233;e de 6 mois :
Un chef de famille, producteur agricole, ayant install&#233; chez lui une latrine ECOSAN, a indiqu&#233; qu'il n'avait pas achet&#233; d'engrais min&#233;raux cette ann&#233;e, mais avait utilis&#233; uniquement les engrais naturels issus d'excr&#233;ta humains hygin&#233;nis&#233;s. Il a constat&#233; une nette am&#233;lioration de sa production agricole (des l&#233;gumes plus gros, en plus grande quantit&#233;) et des avantages ind&#233;niables en termes d'assainissement (notamment une diminution des maladies hydriques car les excr&#233;ta sont contenus dans une latrine et enlev&#233;s par des &#233;quipes form&#233;es &#224; cette activit&#233;, avant d'&#234;tre hygi&#233;nis&#233;s). L'ann&#233;e derni&#232;re, il avait achet&#233; 3 sacs d'engrais min&#233;ral, &#224; environ 22,000 FCFA le sac de 50 kilos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'approche ECOSAN, il a r&#233;alis&#233; un b&#233;n&#233;fice net de 66.000 FCFA, sans rien faire, et en constatant une bien meilleure production agricole, un enrichissement de ses terres, etc. Ces b&#233;n&#233;fices sont tout &#224; fait significatifs pour des m&#233;nages ruraux, sachant que les engrais min&#233;raux co&#251;tent chaque ann&#233;e plus cher, augmentent donc les co&#251;ts d'importation du pays, et demandent beaucoup d'&#233;nergie dans leur processus de fabrication (notamment ils induisent des effets n&#233;gatifs en terme de r&#233;chauffement climatique).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, on estime actuellement qu'en milieu rural, ce sont moins de 10% des m&#233;nages du Burkina Faso qui disposent de ce type latrines &#233;cologiques.
Un travail de base a &#233;t&#233; men&#233;, notamment au travers des projets ECOSAN conduits par le CREPA sur financement de l'Union europ&#233;enne et d'autres bailleurs. L'UNICEF et Plan International ont commenc&#233; &#224; utiliser cette technologie. La g&#233;n&#233;ralisation de l'approche ECOSAN en milieu rural permettrait au pays d'atteindre ais&#233;ment les objectifs du Mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement en mati&#232;re d'assainissement, gr&#226;ce &#224; sa simplicit&#233;, son faible co&#251;t et son respect de l'environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.fasozine.com/ueouaga/index.php/realisations/59-lapproche-ecosan-pour-des-engrais-naturels' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.fasozine.com/ueouaga/ind...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De l'eau potable pour Toundou</title>
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		<description>Toundou dans la commune de Sapon&#233;, province du Baz&#232;ga, a b&#233;n&#233;fici&#233; le mercredi 28 avril 2010 d'un don de forages et de moulins &#224; grains de la part de l'ambassade du Japon. D'une valeur de 34 millions de F CFA, ce don de l'Etat nippon vient soulager les femmes de Toundou. Dans le cadre de la coop&#233;ration Japon-Burkina, le gouvernement nippon a fait un don de 34 millions de F CFA au groupement f&#233;minin Nabonswend&#233; de Toundou pour la r&#233;alisation de forages et l'achat de moulins &#224; grains. Jadis oblig&#233;es de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toundou dans la commune de Sapon&#233;, province du Baz&#232;ga, a b&#233;n&#233;fici&#233; le mercredi 28 avril 2010 d'un don de forages et de moulins &#224; grains de la part de l'ambassade du Japon. D'une valeur de 34 millions de F CFA, ce don de l'Etat nippon vient soulager les femmes de Toundou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le cadre de la coop&#233;ration Japon-Burkina, le gouvernement nippon a fait un don de 34 millions de F CFA au groupement f&#233;minin Nabonswend&#233; de Toundou pour la r&#233;alisation de forages et l'achat de moulins &#224; grains. Jadis oblig&#233;es de parcourir des kilom&#232;tres pour aller chercher l'eau ou moudre les grains, les femmes de Toundou ont &#233;t&#233; soulag&#233;es par les quatre forages et les quatre moulins &#224; grains offerts par l'ambassade du Japon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourquoi, elles sont sorties nombreuses pour remercier leur g&#233;n&#233;reux bienfaiteur lors de la remise officielle. Pour la pr&#233;sidente du groupement f&#233;minin Nabonswend&#233;, Zabr&#233; Zoungrana, ce cadeau, au-del&#224; de sa contribution pour le d&#233;veloppement socio&#233;conomique des femmes de Toundou, les soulage des travaux p&#233;nibles. &quot;Gr&#226;ce &#224; vous, nous sommes sorties de la mis&#232;re et de la d&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les femmes de Toundou ont vu leurs conditions de vie am&#233;lior&#233;es&quot;, a indiqu&#233; Mme Zoungrana au diplomate japonais, Tsutomu Sugiura. M. Sugiura, qui a montr&#233; toute sa satisfaction face &#224; la bonne ex&#233;cution du projet, a indiqu&#233; que son pays a voulu &#224; travers ce don soutenir les efforts de la population de Toundou pour l'am&#233;lioration de ses conditions de vie. &quot;La cr&#233;ation du groupement f&#233;minin Nabonswend&#233; et les activit&#233;s d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233;es d&#233;montrent la volont&#233; de ses membres &#224; s'&#233;panouir et &#224; contribuer au d&#233;veloppement de leur village.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais donc les f&#233;liciter et les encourager &#224; prendre des initiatives contribuant &#224; assurer leur bien-&#234;tre&quot;, a soutenu l'ambassadeur Tsutomu Sugiura. Selon lui, l'acc&#232;s &#224; l'eau potable est la condition indispensable &#224; la cr&#233;ation de situations favorables au d&#233;veloppement social et &#233;conomique d'un pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a souhait&#233; que l'acquisition de ces forages et moulins engendre un grain en temps pour les femmes leur permettant de se consacrer aux soins et &#224; l'&#233;ducation de leurs enfants ainsi qu'&#224; la pratique d'activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de revenus. &quot;Notre v&#339;u est que les forages et les moulins soient bien entretenus afin qu'ils puissent &#234;tre utilis&#233;s le plus longtemps possible en vue d'atteindre l'objectif pr&#233;vu&quot;, a sugg&#233;r&#233; le diplomate nippon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cet appel, le maire de la commune de Sapon&#233;, Fran&#231;ois Konseiga, apr&#232;s un bref aper&#231;u sur l'historique de la coop&#233;ration entre les femmes de Toundou et l'ambassade du Japon, a rassur&#233; que l'entretien de ces labels demeure une pr&#233;occupation de son conseil municipal et des comit&#233;s de gestion sont d&#233;j&#224; mis en place. Le maire Konseiga a traduit toute la gratitude de la population de Toundou &#224; l'endroit des donateurs et a souhait&#233; que cette coop&#233;ration soit p&#233;rennis&#233;e et &#233;largie &#224; d'autres localit&#233;s de sa commune.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a en outre indiqu&#233; que le plan communal de d&#233;veloppement de son conseil municipal pr&#233;voit la r&#233;alisation d'un certain nombre de forages par an pour les villages qui n'ont pas acc&#232;s &#224; l'eau potable. &quot;Je voudrais saisir cette occasion pour adresser mes sinc&#232;res remerciements &#224; la population de Toundou et aux autorit&#233;s locales de Sapon&#233; pour leur participation active &#224; l'organisation de cette c&#233;r&#233;monie qui renforce davantage nos relations d'amiti&#233; et de coop&#233;ration&quot;, a conclu l'ambassadeur Tsutomu Sugiura tr&#232;s r&#233;joui de la mobilisation de la population de Toundou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.sidwaya.bf/spip.php?article4487' class='spip_out'&gt;Lassan&#233; Os&#233;e OUEDRAOGO&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1er salon de la tomate du Passor&#233; : Un pas vers le d&#233;veloppement socio&#233;conomique de la r&#233;gion</title>
		<link>http://faso-dev.net/1er-salon-de-la-tomate-du-Passore.html</link>
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		<dc:date>2010-04-13T11:32:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dieudonn&#233; LANKOANDE</dc:creator>



		<description>Sur initiative de l'association Well-Hoor&#233; pour le bien-&#234;tre social, a &#233;t&#233; organis&#233;e les 9, 10 et 11 avril 2010 &#224; Yako, la premi&#232;re &#233;dition du Salon de la tomate du Passor&#233;. Le lancement de cette activit&#233; a eu lieu samedi 10 avril dernier en pr&#233;sence du Premier ministre, Tertius Zongo. Le samedi 3 avril dernier &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233;e &#224; Titao, la f&#234;te de la pomme de terre. Une semaine plus tard, c'est au tour de la province du Passor&#233;, chef-lieu Yako, de c&#233;l&#233;brer dans toute sa splendeur la tomate &#224; travers le 1er (...)

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&lt;a href="http://faso-dev.net/-Actualites-des-initiatives-locales-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s des initiatives locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_271 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:278px;' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L278xH181/tomate-ca444-20d2d.gif' width='278' height='181' alt=&quot;&quot; style='height:181px;width:278px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Sur initiative de l'association Well-Hoor&#233; pour le bien-&#234;tre social, a &#233;t&#233; organis&#233;e les 9, 10 et 11 avril 2010 &#224; Yako, la premi&#232;re &#233;dition du Salon de la tomate du Passor&#233;. Le lancement de cette activit&#233; a eu lieu samedi 10 avril dernier en pr&#233;sence du Premier ministre, Tertius Zongo.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le samedi 3 avril dernier &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233;e &#224; Titao, la f&#234;te de la pomme de terre. Une semaine plus tard, c'est au tour de la province du Passor&#233;, chef-lieu Yako, de c&#233;l&#233;brer dans toute sa splendeur la tomate &#224; travers le 1er Salon qui lui est d&#233;di&#233;. Initi&#233; par l'association Well-Hoor&#233; pour le bien-&#234;tre social bas&#233;e &#224; Yako, le salon de tomate, selon la pr&#233;sidente de l'association organisatrice, Fatou Diend&#233;r&#233;, entend par cette initiative contribuer au d&#233;veloppement socio-&#233;conomique du Passor&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mme Diend&#233;r&#233; souligne que le salon de la tomate tire son fondement d'un constat : &quot;depuis 9 saisons, la province du Passor&#233; s'est inscrite en place de choix parmi les provinces de production mara&#238;ch&#232;re et plus particuli&#232;rement de la tomate&quot;. Une situation rendue possible selon Fatou Diend&#233;r&#233;, par la mise &#224; disposition des producteurs d'une infrastructure hydraulique importante d'un volume d'eau de 100 millions de m3 environ par le pr&#233;sident d'honneur du 1er salon de la tomate Oumarou Kanazo&#233;.&lt;span class='spip_document_272 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:278px;' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L278xH219/coupe-5-c89e2-f1cb2.gif' width='278' height='219' alt=&quot;&quot; style='height:219px;width:278px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pr&#233;sidente de l'association Well-Hoor&#233; estime que ce premier salon de tomate doit permettre d'organiser et dynamiser la fili&#232;re fruits et l&#233;gumes dans la province du Passor&#233; ; de favoriser le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie du march&#233; en milieu rural, d'am&#233;liorer le niveau de vie du monde rural. C'est en pr&#233;mice de ces attentes qu'un forum sur la production et la commercialisation de la tomate a &#233;t&#233; organis&#233; en pr&#233;lude de cette foire. Un forum qui a regroup&#233; les acteurs de la fili&#232;re autour des sous-th&#232;mes suivants : &quot;Itin&#233;raire technique de production de la tomate, organisation de la fili&#232;re tomate ; norme de qualit&#233; de la tomate&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, pr&#233;sident de ce salon de la tomate Laurent Sedogo, voit en cette f&#234;te un cadre de promotion mais &#233;galement de concertation et d'&#233;change d'exp&#233;rience entre tous les acteurs de cette fili&#232;re naissante de la tomate&quot;.
Evoquant le th&#232;me &quot;Quelle strat&#233;gie pour garantir une commercialisation durable de la tomate au Passor&#233;&quot;, le ministre Sedogo a dit qu'il s'inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement qui est de lutter contre la pauvret&#233; et l'ins&#233;curit&#233; alimentaire dans notre pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon le ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, la province du Passor&#233; a produit cette ann&#233;e environ 5 940 tonnes de tomate &#233;valu&#233;es &#224; pr&#232;s de 700 millions de F CFA. Une production qui est en baisse depuis les trois derni&#232;res ann&#233;es pour diverses raisons, dont la principale selon Laurent Sedogo, r&#233;side dans la difficult&#233; de commercialisation du fait de l'inorganisation de la fili&#232;re. Par la voix de leur repr&#233;sentant, Joachim Sankara, les producteurs ont traduit leurs pr&#233;occupations dont la plus importante reste la difficult&#233; de conservation de la tomate.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Remise de cadeaux &#224; des autorit&#233;s et de mat&#233;riels &#224; des associations de producteurs de tomate, coupure du ruban et visite des stands ont ponctu&#233; la c&#233;r&#233;monie le lancement de la 1er &#233;dition du salon de la tomate du Passor&#233; plac&#233; sous le haut patronage de Son Excellence Tertius Zongo Premier ministre et sous le co-parrainage de Souma&#239;la Ciss&#233; pr&#233;sident de la commission de l'UEMOA repr&#233;sent&#233; par son &#233;pouse et de Eddie Komboigo directeur g&#233;n&#233;ral de CAFEC/KA. Une forte d&#233;l&#233;gation du Ghana y &#233;tait dans l'objectif de renforcer les liens commerciaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves OUEDRAOGO/Sidwaya&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>F&#234;te de la pomme de terre : Plus d'un milliard de recettes attendues</title>
		<link>http://faso-dev.net/Fete-de-la-pomme-de-terre-Plus-d.html</link>
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		<dc:date>2010-04-07T11:54:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dieudonn&#233; LANKOANDE</dc:creator>



		<description>Les 3 et 4 avril 2010, les producteurs de la province du Lorum ont c&#233;l&#233;br&#233; pour la 9&#232;me fois cons&#233;cutive, la f&#234;te de la pomme de terre &#224; Titao. Plac&#233;e sous le patronage du Premier ministre Tertius Zongo et le parrainage de Laurent S&#233;dogo, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, la c&#233;r&#233;monie d'ouverture a drain&#233; une foule immense de producteurs. Par&#233;e de ses beaux atours, la ville de Titao a mis les petits plats dans les grands pour accueillir cette 9&#232;me &#233;dition des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_270 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:336px;' &gt;
&lt;img src='http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L336xH336/pomme_terre-3-e5932.jpg' width='336' height='336' alt=&quot;&quot; style='height:336px;width:336px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Les 3 et 4 avril 2010, les producteurs de la province du Lorum ont c&#233;l&#233;br&#233; pour la 9&#232;me fois cons&#233;cutive, la f&#234;te de la pomme de terre &#224; Titao. Plac&#233;e sous le patronage du Premier ministre Tertius Zongo et le parrainage de Laurent S&#233;dogo, ministre de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, la c&#233;r&#233;monie d'ouverture a drain&#233; une foule immense de producteurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par&#233;e de ses beaux atours, la ville de Titao a mis les petits plats dans les grands pour accueillir cette 9&#232;me &#233;dition des journ&#233;es promotionnelles de la pomme de terre. Plus qu'un simple rituel, ces deux jours ont permis aux producteurs, acheteurs et d&#233;cideurs de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'avenir de la fili&#232;re.
A la c&#233;r&#233;monie d'ouverture en cette matin&#233;e du 3 avril 2010, plusieurs personnalit&#233;s se sont succ&#233;d&#233; &#224; la tribune pour faire l'&#233;tat des lieux de la fili&#232;re ou encourager les diff&#233;rents acteurs. En effet, les producteurs du Lorum ont fait des cultures de contresaison, leur cheval de bataille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis bient&#244;t une dizaine d'ann&#233;es, la production de la pomme de terre &#224; Titao ne fait que cro&#238;tre. De 800 tonnes en 2002 &#224; plus de 3000 tonnes en 2010, la production du tubercule jaune est devenu une activit&#233; &#233;conomique-phare dans la localit&#233;. Pour le maire Boukary Jacques Niampa, ce combat des populations contre l'adversit&#233; de la nature a fini par faire de la ville de Titao une r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toro-Tao ou Titao rime d&#233;sormais avec pomme de terre. Cette dynamique est li&#233;e &#224; l'engagement des hommes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, les circuits de commercialisation demeurent tr&#232;s peu ma&#238;tris&#233;s, d'o&#249; le th&#232;me de la pr&#233;sente &#233;dition : &#171; Renforcement des capacit&#233;s des organisations professionnelles pour une ma&#238;trise des circuits de commercialisation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A travers leur repr&#233;sentant, C&#233;lestin B&#233;lem, les producteurs ont tenu &#224; rassurer le Premier ministre, Tertius Zongo de cet engagement. Pour B&#233;lem, les superficies emblav&#233;es augmentent d'ann&#233;e en ann&#233;es pour assurer une production de plus en plus accrue aussi bien de la pomme de terre que de l'oignon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette ann&#233;e, c'est respectivement 3000 tonnes et 4000 tonnes de pomme de terre et d'oignon qui sortiront des p&#233;rim&#232;tres mara&#238;chers, ce qui procurera un peu plus d'un milliard de francs aux producteurs. Se joignant au bourgmestre Niampa, C&#233;lestin B&#233;lem s'est f&#233;licit&#233; de l'&#233;lan de solidarit&#233; du gouvernement et de ses partenaires face aux pr&#233;occupations du monde rural. Toutefois, il a sollicit&#233; du chef du gouvernement une attention particuli&#232;re aux contraintes li&#233;es &#224; la production.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit de la non ma&#238;trise de l'eau, de l'ensablement du barrage de Titao, de la faible accessibilit&#233; des producteurs aux intrants tels l'engrais et les semences. Quant &#224; la pr&#233;sidente du comit&#233; d'organisation, Fatimata Bonkoungou, les producteurs du Lorum ont su faire de la f&#234;te de la pomme de terre une manifestation de renomm&#233;e dans la sous-r&#233;gion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s 9 ans de tenue r&#233;guli&#232;re, ces journ&#233;es promotionnelles ont atteint leur vitesse de croisi&#232;re en donnant &#224; la localit&#233; une grande visibilit&#233;. La dixi&#232;me &#233;dition sera alors la cons&#233;cration du m&#233;rite des acteurs et m&#233;rite de conna&#238;tre un &#233;clat tout particulier. &#171; L'initiative est n&#233;e ll y a une dizaine d'ann&#233;es, a grandi et dix ans &#231;a se f&#234;te &#187; , a-t-elle dit. Et de solliciter du chef du gouvernement un accompagnement &#224; la hauteur de la combativit&#233; des producteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parrain de cette 9e &#233;dition de la f&#234;te de la pomme de terre, le ministre Laurent S&#233;dogo, a traduit toute sa reconnaissance aux producteurs pour leur d&#233;termination et leur dynamisme &#224; inscrire la f&#234;te de la pomme de terre dans les annales du minist&#232;re de l'Agriculture. Selon lui, la province du Loroum est la moins nantie de la r&#233;gion sur le plan agroclimatique, mais les populations ont su d&#233;velopper des initiatives pour se procurer de revenus additionnels.
Un effort qui selon le ministre S&#233;dogo, m&#233;rite d'&#234;tre encourag&#233;. Il les a rassur&#233;s de l'accompagnement du gouvernement dans le renforcement des capacit&#233;s des acteurs pour les mettre en phase avec l'&#233;volution du march&#233;.
Des prix compos&#233;s essentiellement de mat&#233;riels agricoles et de silos de conservation et d'ustensiles de cuisine sont all&#233;s aux producteurs les plus m&#233;ritants, de m&#234;me qu'aux laur&#233;ats du concours d'art culinaire organis&#233; &#224; cet effet pour valoriser les initiatives de transformation du tubercule jaune. Apr&#232;s la coupure du ruban, le Premier ministre a proc&#233;d&#233; &#224; la visite des stands.
Une prise de contact qui lui a permis de se rendre compte des potentialit&#233;s de la localit&#233;. Tertius Zongo s'est ensuite rendu sur les p&#233;rim&#232;tres mara&#238;chers o&#249; il a visit&#233; un site d'oignon et de pomme de terre d'une superficie de 10 ha &#224; Golonga, localit&#233; situ&#233;e &#224; 6 km au Nord de Titao. Plusieurs troupes de danse et de musique traditionnelles et modernes sont venues apporter leur soutien aux producteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Abdoul Salam OUARMA /&lt;a href='http://www.sidwaya.bf/spip.php?article3809' class='spip_out'&gt;Sidwaya&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Produits de la pharmacop&#233;e traditionnelle : Un v&#233;ritable business </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Coordination Faso-dev</dc:creator>



		<description>La m&#233;decine traditionnelle au Burkina Au Burkina Faso, la m&#233;decine traditionnelle assurait la couverture des besoins sanitaires des communaut&#233;s avant la p&#233;riode coloniale, elle sera petit &#224; petit interdite par le colonisateur au profit de la m&#233;decine conventionnelle. C'est apr&#232;s les ind&#233;pendances que la pharmacop&#233;e prit son envol mais il faut attendre 1994 pour voir sa reconnaissance officielle dans la loi portant code de sant&#233; publique. Ainsi, la pharmacop&#233;e traditionnelle peut &#234;tre d&#233;finie comme (...)

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&lt;a href="http://faso-dev.net/-Actualites-des-initiatives-locales-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s des initiatives locales&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://faso-dev.net/local/cache-vignettes/L150xH100/arton281-50a6b.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La m&#233;decine traditionnelle au Burkina&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au Burkina Faso, la m&#233;decine traditionnelle assurait la couverture des besoins sanitaires des communaut&#233;s avant la p&#233;riode coloniale, elle sera petit &#224; petit interdite par le colonisateur au profit de la m&#233;decine conventionnelle. C'est apr&#232;s les ind&#233;pendances que la pharmacop&#233;e prit son envol mais il faut attendre 1994 pour voir sa reconnaissance officielle dans la loi portant code de sant&#233; publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, la pharmacop&#233;e traditionnelle peut &#234;tre d&#233;finie comme un ensemble de savoirs, de connaissances, de pratiques, de techniques de pr&#233;parations et d'utilisations des substances v&#233;g&#233;tales, animales et/ou min&#233;rales, qui servent &#224; diagnostiquer, pr&#233;venir et/ou &#233;liminer un d&#233;s&#233;quilibre physique, mental ou social.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le minist&#232;re de la Sant&#233; a organis&#233; en avril 2008 &#224; Ouagadougou, un atelier national de concertation entre les intervenants de la m&#233;decine traditionnelle et ceux de la m&#233;decine moderne, en vue de f&#233;d&#233;rer les comp&#233;tences pour une meilleure prise en charge de la sant&#233; des populations burkinab&#232;. Au cours de ses assises, on a estim&#233; &#224; environ 30.000 tradipraticiens de sant&#233; &#339;uvrent au quotidien &#224; pr&#233;venir et lutter contre la maladie au Burkina Faso.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Flop&#233;e de produits de la pharmacop&#233;e sur le march&#233; burkinab&#232;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus en plus toutes les manifestations au Burkina Faso, sont des occasions pour les acteurs du secteur de la m&#233;decine traditionnelle, de promouvoir et vendre leurs produits . En effet, depuis la d&#233;valuation du franc CFA en janvier 1994, la chert&#233; des produits des officines pharmaceutiques a amen&#233; bon nombre de citoyens &#224; se soigner par la pharmacop&#233;e. Cette d&#233;pendance de la population de la pharmacop&#233;e traditionnelle s'explique aussi par le fait que le Burkina Faso a des atouts dans la diversit&#233; d'une flore tr&#232;s riche (plus de 2000 esp&#232;ces m&#233;dicinales identifi&#233;es). De nos jours, toutes les cat&#233;gories socioprofessionnelles s'adonnent aux soins de la pharmacop&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'occasion de la r&#233;cente Foire Internationale Multisectorielle de Ouagadougou (FIMO), on a &#233;t&#233; surpris par la flop&#233;e de produits de la pharmacop&#233;e sur le march&#233; burkinab&#232;. Environ une soixantaine de tradipraticiens sont venus promotionner leurs produits. Gu&#233;risseurs burkinab&#232;, togolais et b&#233;ninois &#233;taient majoritairement repr&#233;sent&#233;s &#224; cette foire. Dans les stands les slogans parlaient d'eux-m&#234;mes : &#171; La pharmacop&#233;e b&#233;ninoise, la vertu des plantes &#187;, &#171; Secret des plantes &#187;, &#171; Jardin botanique &#187;, &#171; Les rem&#232;des de nos anc&#234;tres &#187; et bien d'autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes les maladies ou troubles connus de m&#233;moire d'homme sont presque pris en charge par ces naturoth&#233;rapeutes qui proposent m&#234;me des produits pour augmentation de chance, succ&#232;s avec les femmes, emploi etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ce qui est des prix, ils se situaient en moyenne entre 1750F et 6000F chez les vendeurs burkinab&#232;, &#224; cette occasion. Chez les vendeurs &#233;trangers, les produits co&#251;taient encore plus chers &#224; cause des taxes et le prix des stands plus &#233;lev&#233;s. En g&#233;n&#233;ral pour une maladie, une association de produits est propos&#233;e, ce qui &#233;l&#232;ve le co&#251;t du traitement. Faisons remarquer que les prix de ces produits concurrencent les produits de la m&#233;decine moderne, vendus dans les pharmacies. Les promoteurs de la phamacop&#233;e traditionnelle ont &#233;rig&#233; de v&#233;ritables industries et volent d'exposition en exposition et de foire en foire dans la sous-r&#233;gion pour &#233;couler leurs marchandises. Sur les prospectus distribu&#233;s &#224; l'occasion de la FIMO, ont peut lire &#224; titre d'exemple : &#171; Repr&#233;sentation en C&#244;te d'Ivoire &#8230; &#187;, &#171; Repr&#233;sentant officiel au Niger &#187;, &#171; Contactez M. X au Mali &#187; etc. Ces industries de la pharmacop&#233;e mettent petit &#224; petit sur pieds de v&#233;ritables circuits de distribution dans la sous-r&#233;gion et font d&#233;sormais partie int&#233;grante des &#233;conomies africaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De la r&#232;glementation du secteur de la m&#233;decine traditionnelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Constat fait,il s'av&#232;re indispensable que la r&#233;glementation actuellement en vigueur soit effectivement appliqu&#233;e et qu'elle permette enfin de distinguer les tradipraticiens de sant&#233; des charlatans ou medium de tout acabit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'un des objectifs que s'est fix&#233;s le minist&#232;re de la sant&#233; est de r&#233;pertorier l'ensemble des praticiens traditionnels, de les reconna&#238;tre, les faire pr&#234;ter serment et distinguer ceux qui le m&#233;ritent afin d'amener les autres &#224; s'am&#233;liorer. Les autorit&#233;s burkinab&#232; ambitionnent ainsi d'arriver &#224; un moment o&#249; dans les formations sanitaires, les tradipraticiens r&#233;f&#232;rent des patients aux m&#233;decins et vice versa, selon le r&#233;sultat que chacun pense pouvoir atteindre. La Direction g&#233;n&#233;rale de la pharmacop&#233;e, du m&#233;dicament et des laboratoires (DGPML) &#339;uvre continuellement &#224; une meilleure structuration de la pharmacop&#233;e traditionnelle afin de barrer la route aux brebis galeuses qui s'infiltrent et abusent des patients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant la fiabilit&#233; de ces produits, il s'av&#232;re &#233;galement n&#233;cessaire d'&#233;laborer des normes. Le dosage des traitements reste &#224; ma&#238;triser, dosages parfois excessifs .En tout cas, au stade actuel, la cr&#233;dibilit&#233; de ces produits est hypoth&#233;tique. Certains de ces produits sont entour&#233;s de mythes &#224; tel point qu'ils laissent &#224; d&#233;sirer. Comment r&#233;glementer un secteur o&#249; certains disent &#171; travailler avec des esprits &#187; ? that's the question, dirait l'anglais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, l'arbre ne doit pas cacher la for&#234;t. Faisons &#233;galement remarquer que parmi la panoplie de produits existant sur le march&#233;, certains ont fait leur preuve, sont certifi&#233;s et se vendent m&#234;me en pharmacie. On peut citer &#224; titre d'exemple, les rem&#232;des de P&#232;re C&#233;sar et de docteur DAKYO de Banfora, connus de tous les burkinab&#232;. Le produit Saye de docteur DAKYO, par exemple, a un effet certain sur le paludisme et &#231;a, plus d'un burkinab&#232; le sait. Ce ne sont que des exemples, d'autres rem&#232;des ayant &#233;galement fait leur preuve existent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les produits de la pharmacop&#233;e font partie int&#233;grante de notre &#233;conomie, il demeurre imp&#233;ratif de valoriser ces produits et r&#233;glementer le secteur de la pharmacop&#233;e .En attendant ces produits gagnent du terrain et font vivre de nombreux tradipraticiens. Ces derni&#232;res ann&#233;es, des voix s'&#233;levaient pour pr&#244;ner la collaboration entre m&#233;decins traditionnels et modernes, une telle action pourrait servir &#224; cr&#233;dibiliser les produits de la pharmacop&#233;e aux yeux des utilisateurs. Le march&#233; de la phamacop&#233;e grandit et profite aujourd'hui &#224; de nombreux praticiens traditionnels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;BAMBIO Z. Fran&#231;ois&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://investir-bf.info/Produits-de-la-pharmacop%C3%A9e-traditionnelle-Un-v%C3%A9ritable-business.html' class='spip_out'&gt;Investir-bf.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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